Dimanche 24 janvier 2010
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Les Algonquins ou Anishinabeg sont un peuple autochtone d'Amérique du Nord, parlant l'Algonquin, une langue
algonquienne.
Culturellement et linguistiquement, ils sont proches des Ottawa (Outaouais) et des Ojibwés, avec lesquels ils
forment le groupe des Anishinaabe qui signifie littéralement les « vrais hommes issus de cette terre ».
REPARTITION GEOGRAPHIQUE
Vers 1800
Jusqu'en 1650, les Algonquins occupaient un vaste territoire situé au nord du fleuve Saint-Laurent allant du lac
des Deux-Montagnes aux Grands Lacs. Peu de temps après, ils furent repoussés par les Iroquois vers la région de l'Outaouais. Puis, la colonisation les força à remonter vers le nord, vers
l'Abitibi-Témiscamingue. Finalement, au milieu du XIXe siècle, l'exploitation forestière, puis la création de barrages les obligèrent à se sédentariser sur de petites réserves. En ajoutant celle
de l’Ontario, on parvient à une population avoisinant les 11 000 individus. Des Algonquins sont également installés dans les forêts du nord-est des États-Unis.
Population des Algonquins du Québec en 2004
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Communautés
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Total
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résidants
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non-résidants
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Kipawa (Eagle River)
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781
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268
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513
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Hunter's Point (Wolf Lake)
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218
|
8
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210
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Kitcisakik (Grand-Lac-Victoria)
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416
|
356
|
60
|
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Kitigan Zibi (Maniwaki)
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2 681
|
1 519
|
1 162
|
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Simosagigan (Lac Simon)
|
1 582
|
1 287
|
295
|
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Pikogan (Abitibiwinni)
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843
|
552
|
291
|
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Kitiganik (Rapid Lake)
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648
|
530
|
118
|
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Timiskaming (Notre-Dame-du-Nord)
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1 624
|
601
|
1 023
|
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Winneway (Long Point)
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705
|
372
|
333
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Algonquins au Québec
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10 498
|
5 493
|
5 005
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Population des Algonquins en Ontario
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Communautés
|
Total
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résidants
|
non-résidants
|
|
Wahgoshig First Nation
|
270
|
121
|
149
|
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Pikwàkanagàn First Nation
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1 992
|
406
|
1 586
|
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Algonquins en Ontario
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2 262
|
527
|
1 735
|
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Total
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Algonquins
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12 751
|
6 020
|
6 731
|
CULTURE
De nombreux Algonquins parlent encore la langue algonquine, appelée généralement Anicinàpemowin ou spécifiquement
Omàmiwininimowin. La langue est considérée comme l'une des divergences de plusieurs dialectes des langues Anishinaabe. Entre les jeunes, la langue algonquine a connu un fort emprunt de mots de la
langue cris. Traditionnellement, les Algonquins vivaient dans une habitation en écorce de bouleau appelée wikiwàn ou en bois mikiwàn, bien que les Algonquins vivent aujourd'hui dans des logements
identiques à ceux des autres habitants du pays. Traditionnellement, les Algonquins pratiquaient le Midewiwin, ils estimaient qu'ils étaient entourés de nombreux manitòk. Avec l'arrivée des
missionnaires français, de nombreux Algonquins furent convertis au christianisme, mais encore beaucoup pratiquent le Midewuwin ou encore une pratique entre le christianisme et le
Midewiwin.
Bien que leur culture fût principalement tournée vers la chasse et la pêche, certains Algonquins pratiquaient
l’agriculture et cultivaient du maïs, des haricots et des courges, les « Trois Sœurs » de l’horticulture indigène. Ils fabriquent plusieurs outils.
HISTOIRE
Ils combattirent les Iroquois à cause de leur rivalité dans le commerce des fourrures et formèrent une alliance
avec les Innus (Montagnais) de l’est en 1570 et avec les Français en 1603. Le père du chef Algonquin Capitanal combattit les Iroquois avec Samuel de Champlain et mourut à ses
côtés.
C'est le chef Algonquin Capitanal qui demanda à Champlain pour qu'il établisse un poste permanent pour la traite
des fourrures à Trois-Rivières. Ce qui fut fait quand le sieur Laviolette débarqua à Trois-Rivière le 1er juillet 1634.
En 1643, à Ville-Marie (Montréal), on procéda à 35 baptêmes dont celui du chef algonquin Paul Tessouat. Celui-ci
vivait avec son peuple, la nation Kichesipirini (Kitche=Grande, Sipi=rivière) sur l'île-aux-allumettes sur les rives de la rivière des Outaouais.
En mai 1660, quatre guerriers algonquins, venant des Trois-Rivières, faisaient partie de la petite troupe de 17
français commandée par Dollard Des Ormeaux à Long-Sault, pour affronter les Iroquois. Ce fait d'armes fut appelé la Bataille de Long sault.
Ils prirent part à la révolte indienne du chef Pontiac contre les Britanniques après la capitulation de Montréal
en septembre 1760.
Saadane
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